Bridgestone Battlax BT 016 : ahurissant !
Tags: Moto, pneus, pneumatiques, Bridgestone, Battlax, BT 016, Bridgestone BT016, KTM, Supermoto, KTM 950 SMRLes BT 016 ? Un véritable choc !
Pendant plus de 20 ans en effet, je suis resté imperméable aux discours et articles sur les pneumatiques, ignorant totalement la dimension technologique de ce que je ne considérais alors que comme un consommable comme un autre. Pire, j’étais persuadé que les types discutant de pneus se montaient la tête… Quel idiot !
Il ne m’aura fallu que quelques dizaines de km pour me rendre compte que j’étais passé durant des années totalement à côté de l’un des organes les plus importants d’un… deux roues !
Redécouvrir sa moto transfigurée
Voilà ce qui s’appelle être mis immédiatement en confiance !
Des avantages notoires… et explicites même pour les néophytes
Non seulement les Bridgestone BT 016 trigomme sont littéralement collés à la route (le plus jouissif étant que plus on prend d’angle, et plus ils scotchent Sur circuit : une précision d’enfer
Mais c’est ensuite sur circuit que j’ai pu tester et -à mon petit niveau de poiral- exploiter le meilleur de la technologie de Bridgestone. Chauds en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils se révèlent d’une précision horlogère (permettant au blaireau que je suis d’avoir l’impression qu’il affine sérieusement ses traj :-), et d’une accroche phénoménale, autorisant aussi bien des reprises en milieu/sortie de courbes rapides (paraboliques notamment) littéralement diaboliques, permettant de tirer profit des presque 10 m.kg de couple du SMR Katoche sans craindre la sucette. Et enfin, ils autorisent des freinages à se sortir les yeux du casque. J’ai en revanche relevé pour la première fois sur Katie une sale tendance à se redresser lors des freinages appuyés en courbe. Phénomène normal et bien connu sur tout type de moto, bien sûr, mais ici largement accentué par des freinages décuplés par l’adhésion des pneus au sol. En dehors du fait qu’il faut se battre un peu plus, on se surprend néanmoins à freiner toujours plus tard, jusque dans l’entrée de la courbe… quand l’optimisme nous a un peu trop incité à retarder le freinage Le plus stupéfiant reste le comportement en courbe, là où l’on recherche une adhésion maximale pour prendre toujours plus d’angle. Et en la matière, sans m’en rendre compte, j’ai un peu exagéré… Il aura fallu qu’on vienne me calmer dans les paddocks sur mes angles pour que je réalise qu’en effet, ce n’était pas seulement mes cale-pieds qui raclaient la piste mais


Et sinon, quid de la pluie ?
Bah la pluie… Primo ça mouille, et secundo… bah ça glisse. Pas étonnant au vu du peu d’empreintes (et à leur position centrale) que ça évacue pas des masses sur les côtés, mais le fait est que ce qui scotche à la route lorsqu’elle est sèche, se révèle médiocre en cas de vraie pluie. Pire : le surcroît de confiance généré par les BT 016 sur piste sèche génère à l’inverse un déficit de confiance sur route détrempée. Sur ce tableau, les Pirelli Diablo initiaux prennent leur revanche, car si ce ne sont pas des foudres de guerre, n’empêche qu’avec eux, je ne m’étais jamais posé de question. En bref, et comme les manufacturiers se fatiguent à nous le répéter, le pneu magique pour tous usages et toutes conditions n’existe pas… Pas encore ? serait-on tenté de leur rétorquer.
Post scriptum :
Non je n’ai pas encore acheté d’actions chez Bridgestone !
Et oui, si j’en crois ce qu’on en dit, les Michelin et leur technologie Two Compound semblent se comporter tout aussi bien. Je n’ai fait ici que relater ma propre expérience, basée sur le produit que j’ai pu utiliser… Et ce que je souhaitais mettre en avant est surtout l’intérêt de monter des pneumatiques de dureté mixte (moyen / tendre / très tendre) en fonction des zones pour protéger nos vies, la longévité de nos pneus lorsque l’on emprunte l’autoroute (ce que ne permettent pas encore des slicks qui se bouffent en qq centaines de km !!)… et bien sûr, notre plaisir !




