8 milliards de dollars pour un annuaire mondial

septembre 15th, 2007

La Tribune annonce ce jour dans un article intéressant sur Facebook que le site communautaire qui conquiert (actuellement) plus d’un million de nouveaux membres chaque mois aurait refusé des offres de rachat approchant les 8 milliards de dollars… La raison en serait que la direction de l’entreprise ambitionne une levée de fonds de (tenez-vous bien) 10… milliards !
Qu’est-ce qui pourrait justifier une telle mise? La monétisation attendue de cette audience captive (les membres) ou moins captive mais a minima intriguée (les gens qui passent sur le site à force d’en entendre parler !), et enfin de l’écosystème économique qui se crée chaque fois autour de ce type de phénomène médiatique (on pense évidemment au délire autour de Second Life, qui a depuis longtemps franchement viré au ridicule). Et qu’est-ce qui rendrait cette valorisation possible ? Le fait qu’à l’instar des grandes communautés et autres réseaux sociaux, les profils des membres se trouvent indexés via un partenariat avec Google.

Enfin, qu’est-ce qui rendrait le business réellement juteux (outre le fait à terme de facturer le membership, bien sûr) ? Le fait de commercialiser des bases de données mondiales. Car la seule justification d’investir de pareilles sommes dans ce type de société n’est en effet que de lui donner (plus ou moins) les moyens de "constituer un annuaire mondial". Redescendons sur terre néanmoins : ce ne sont ni 40 ni 60 millions de membres qui constituent un annuaire mondial. Il n’empêche que cela reste une bien belle base de données à exploiter en revanche, surtout si on tient compte de sa profondeur : au vu de la richesse des infos laissées par les internautes en ligne (moi le premier… et tous les networkers en général, ou les jeunes en particulier), on pourra en exploiter des hypersegmentations, le tout sans pour autant réduire à zéro la taille de l’échantillon extrait.

Doit-on le déplorer ? Oui et non. Oui dans le sens où nos vies privées se réduisent comme peau de chagrin, bien sûr. Non, dans la mesure où cette tendance au profiling (pour employer un bel euphémisme)  est depuis longtemps inéluctable dans nos sociétés. Et surtout -conservons un minimum d’optimisme- dans la mesure où ce qui diminue  l’intérêt de cette base, comme de toute base, c’est la vitesse à laquelle elle se périme. Peut-être le minimum de protection privé réside-t-il en effet dans le fait que les gens (et là encore, moi le premier ;-) ne tiennent pas leurs infos à jour… quand ils ne sont pas dans la fantasmagorie pure et dure !…

Et pour ce qui concerne le marché lui-même, doit-on ou non déplorer un retour aussi vigoureux sur le net des investissements massifs et parfois (souvent ?) moyennement raisonnés d’un point de vue économique et industriel ? (mais parfaitement raisonné sous l’angle financier) Nous n’en sommes déjà plus au premier signe (rachats de Skype, YouTube, pour citer les plus mémorables… et aussi les plus fous) et il serait peut-être sage que les trentenaires et au-delà qui, comme moi, ont connu (et tant que possible profité, il est vrai) de la vague d’euphorie des années 98-2000 se rappellent comme la chute a été dure… Nous ne sommes à mon sens ni condamnés à refaire les mêmes erreurs, ni à en faire des pires…

Si tant est qu’on le veuille.

Social networking, content agregation and people websearching

août 5th, 2007

For a couple of years now, the web is going ’social’ (idealistic people call it web 2.0). Some understood it well, like the founders of Ziki.com, allowing its users to search for people and more generally to gather their community around their personal space and the resources they want to share. One could say it’s just another player in the social-thing battle? Of course it is and nobody could say they’re promised to a great success… According to the authors, the differencing benefit should be the quality of the engine for searching for people… We’ll see that in the future but everybody could say that Google is still doing it very well.
As every week a new service is online, proposing to empower your community- and social tools, one question remains: in the following months, which site will buy the others? del.icio.us, magnolia, furl, flickr and others don’t compete with Linkedin, Xing or Facebook. The reality is Google is fighting with Yahoo and Microsoft! Don’t misunderstand the battle and the real opponents ;-)

Le jeu des chaises musicales

octobre 20th, 2006

Le site d’Hervé Bommelaer regorge de bons tuyaux. On en voit ici une illustration. 
Un seul bémol potentiel : le poste délaissé par le précédent candidat est-il si intéressant ? Si oui, comment se fait-il qu’il le quitte ? Souvent ce sera parce qu’il en a fait le tour. Dans d’autre cas, ce sera parce que le poste ou le contexte actuel de l’entreprise sont “un peu moins motivants”…
On retiendra en tout cas comme Hervé le signale que cette logique a ceci de positif qu’elle et une logique du rebond. Et qu’au-delà de toute boutade, ce qui est bien le nerf de la guerre est de maintenir sa capacité à rebondir, même face à ce qui n’est pas un échec mais juste un écueil.

Robin

PS pour Hervé : Merci pour le lien vers mon site ! Très sympathique de votre part.